Hervé Tirefort, un Elton John-Nicolas Canteloup chansonnier.

Hervé Tirefort, qui a ensuite occupé la scène avec son piano et son  propre matériel son et lumière, c’est la pépite d’artiste complet que Pierre Mamier a voulu sortir du scandaleux anonymat où sa propre ville de Frontignan le tient depuis exactement dix ans. Subjugué par ce concentré de talents qu’Hervé avait montrés au centre culturel Villon en 2007 et animé du désir de le revoir se produire devant un public frontignanais qui ne devrait pas demander mieux, le hasard des rencontres a fait le reste, jusqu’au Festival off d’Avignon où Hervé s’est produit en août dernier et a donné rendez-vous à Musc’art-enfin !- pour cette soirée de jeudi.

Le public a tout de suite vu et senti « le volcan » en éruption. Un volcan d’inspiration, de compositions personnelles-du matin même !- de maîtrise de ses instruments : sa voix, ses voix, et son clavier dont il se joue d’une valse des doigts. Alors, la question fuse « Que voulez-vous entendre ? » Le public ne s’y trompe pas et joue aussitôt le jeu du choix et des demandes. Spontanément, comme par magie, se succèdent à un rythme fou Michel Berger, Eddy Mitchell, Johnny – bien évidemment – « LIDL déjeune » !- Jean d’Ormesson-pour répondre à l’invitation de Pierre Mamier- Brassens, Nougaro- avec « Mac Do, qui fait des prix de gros pour les obèses » !- Jonasz, Nicolas Sarkozy-qui présente sa cave de vins !-Trenet, Cabrel- qui chante la cuisine lyonnaise, avec le Jésus de Barbarin et la quenelle de Dieudonné !-Patrick Sébastien, Barbara, Ferré, Goldman, Gainsbourg, Brel et Sardou, qui part « en marchant », avec Macron….et on en passe. Hervé, dans son inspiration,  passe en revue les problèmes de notre société et politiquement tape-gentiment- autant à droite qu’à gauche, le tout dans la spontanéité, la pétulance, l’inventivité des jeux avec les mots d’esprit les plus cocasses, un plaisir de faire plaisir à son public qui n’en peut mais de sourire et rire aux larmes et qui a, on le sent, aussi envie de chanter pour lui, comme Brel « Ne me quitte pas »…C’est l’heure du repas qui a arrêté notre chansonnier prodige sinon notre marathonien des bons mots aurait poursuivi son effort, comme il sait aussi le faire en course à pied ! Un animal à part, on vous dit, qui a su s’extraire de la jungle parisienne du spectacle pour mieux se consacrer à sa région, qui l’appelle tous les jours, en divers endroits, pour diverses occasions. Allez, on prend les paris, pour la prochaine date où Frontignan l’appellera pour remplir la salle de l’Aire ? Sinon, une chose est sûre, les muscartiers de jeudi soir attendent avec impatience son retour.

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